MAKIZAR

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Au sein d’un paysage rap en pleine effervescence, toujours plus tourné vers l’imprévu et ouvert aux innovations, sans doute est-il préférable de se différencier, de s’affranchir des formats traditionnels et de tourner le dos aux convenances. Makizar semble en avoir pleinement conscience, lui qui a commencé à rapper au collège, avant d’enregistrer son premier morceau à 19 ans, dans l’idée de s’inscrire dans les pas de ses artistes préférés.

Depuis, le rappeur, basé à Aix-en-Provence mais originaire de Corse, où il retourne régulièrement, a pris le temps de peaufiner son univers et porte à présent un regard amusé sur ses premières productions : « Je faisais du rap de kickeur, des morceaux qui n’étaient pas foncièrement mauvais mais qui ressemblaient trop à ceux des rappeurs confirmés. Depuis, j’ai compris, notamment grâce à ma première mixtape Mode avion, que je pouvais me démarquer. »

Lorsqu’il prononce ces mots, Makizar fait preuve d’une maturité étonnante. Celle d’un artiste qui a appris le métier rapidement, « évité les pièges dans lesquels un jeune rappeur de 21 ans pourraient tomber » et su se remettre en cause pour développer une musique singulière, bien que nourrie au hip-hop américain que l’époque a en réserve : les refrains mélodieux de Post Malone, la sophistication de Travis Scott et l’attitude de Young Thug. « Ces derniers mois, précise-t-il, je cherche à faire ce qui n’existe pas en France à travers des morceaux plus soignés d’un point de vue mélodique, avec des passages chantonnés, des refrains percutants et des mélodies efficaces ».

Tout l’enjeu du premier album à venir a donc été pour Makizar de faire corps avec cette nouvelle ambition, sans pour autant sacrifier la profondeur de ses paroles. Parce qu’il dit vouloir être fier de chacun de ses textes. Et parce qu’il a bien conscience qu’il est « plus difficile de raconter des choses censées sur des mélodies que sur un beat boom-bap ». Malgré tout, Makizar ne s’interdit pas d’avancer à l’instinct. À l’image de « Codda », un single enregistré en une nuit aux côtés d’Omska, son acolyte qu’il connaît depuis suffisamment longtemps pour avoir eu le temps de développer à ses côtés un son à part, qui partage la poésie de certains rappeurs hexagonaux (Nekfeu et Orelsan, notamment) avec l’énergie et la science des arrangements du hip-hop US (Don Toliver).

« Dans ce titre, il y a tous les gimmicks et les éléments qui composent mon univers. Il a été créé rapidement, mais on l’a vraiment pensé pour qu’il condense en quelques minutes toutes les intentions qui sont les miennes ». Soit une ouverture d’esprit, un goût prononcé pour les mélodies efficaces et un certain sens de la méticulosité, perceptibles à chacun de ses morceaux, qui en disent long sur la faculté de Makizar à raconter ses pensées intimes et à circonscrire sa vision du monde sur des productions aussi énergiques que sophistiquées. C’est qu’ils sont rares les jeunes artistes, à l’instar de Makizar, à savoir précisément où ils veulent aller, et à tout faire pour y arriver – sa série de freestyles « No Time », publiés à intervalles plus ou moins régulier sur YouTube en 2019, en atteste. Tout se passe en réalité comme s’il s’agissait pour lui d’affirmer un propos tout en fuyant l’habitude de la paresse. « Avec Omska, on a vite fait le choix de faire des économies pour monter notre propre studio. Désormais, on peut donc composer quand on veut, tenter d’innover musicalement et maintenir un vrai rythme de travail ». En moyenne, un ou deux titres voient le jour chaque semaine. Ce qui en dit long sur l’imagination débordante de Makizar, déterminé à prouver qu’il peut s’inscrire dans les pas de ses glorieux aînés et développer une discographie conçue pour durer.

MAKIZAR Codda

ROD JANOIS • E-47 RECORDS
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